Au printemps, nos jardins deviennent des refuges essentiels pour la biodiversité, à condition de ne pas intervenir.
Salut tout le monde !
J’espère que vous allez bien. Cette semaine, j’aimerais vous parler d’un geste assez banal… mais aux conséquences bien réelles pour la biodiversité.
Avec l’arrivée du printemps, nous sommes nombreux à vouloir s’occuper du jardin, lorsqu’on a la chance d’en avoir un : tailler les haies, élaguer les arbres, tondre la pelouse... Pourtant, c’est justement la période où il faut lever le pied. De mi-mars à fin août, la nature est en pleine effervescence et nos jardins deviennent des refuges pour de nombreuses espèces.
Dans les haies et les arbustes, des oiseaux comme les merles noirs, rouges-gorges, verdiers ou pinsons viennent construire leurs nids, souvent bien dissimulés dans les branches. Tailler à ce moment-là, c’est risquer de détruire ces abris, de faire fuir les parents ou d’entraîner l’abandon des œufs et des oisillons. C’est pour cette raison que la Ligue de protection des oiseaux (LPO) recommande de ne pas intervenir du tout pendant cette période.
Un rougegorge familier © LPO
D’un point de vue réglementaire, il n’existe pas d’interdiction concernant la taille des arbres pour les particuliers. En revanche, la destruction d’espèces protégées, elle, est sanctionnée. Et certaines communes ou préfectures peuvent prendre des arrêtés pour interdire la taille des haies au printemps et en été. En cas de doute, mieux vaut donc se renseigner auprès de sa mairie.
Plus largement, cette période de l’année est aussi l’occasion de repenser notre manière d’entretenir nos espaces verts. Laisser des zones non tondues, conserver des bandes enherbées le long des haies, ou même créer des petits passages entre jardins pour permettre aux hérissons et autres animaux de circuler. Autant de gestes simples qui peuvent, à notre échelle, faire une vraie différence.
Portez-vous bien,
Hugo
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