Salut tout le monde ! J’espère que vous allez bien. Les vacances se profilent, je vous donne donc quelques nouvelles en avant-première sur mes activités pour la saison prochaine.
À la télé, mon émission “Sur le front” continuera sur France 5, pour la cinquième saison consécutive. Le dernier épisode avant l’été sera diffusé lundi prochain, le 3 juillet, à 21h, puis nous reviendrons en septembre. Plein de nouveaux reportages sont en cours de tournage !
À la radio, ma dernière chronique sur France Inter était ce matin, mais je suis très heureux de vous annoncer que je continue la saison prochaine avec, là aussi, une reprise début septembre.
Du côté de Vakita, notre site d’enquête et d’action, pas de pause estivale, nous serons là pour informer et agir en juillet et en août. N’hésitez pas à vous abonner en cliquant ici pour rejoindre la famille et accéder à tout notre contenu. Il y a une promo en ce moment : 10 euros pour 6 mois d’abonnement, au lieu de 30 euros.
Merci encore pour votre soutien sans cesse renouvelé, qui me fait chaud au coeur ainsi qu’à mes supers équipes, sans qui rien ne serait possible. On est très heureux de vivre toutes ces aventures à vos côtés. Bonne lecture et prenez soin de vous !
Hugo
Comme tous les trois ans, le ministère de la Transition écologique s’apprête à publier la liste des “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (ESOD). C’est le nouveau nom pour dire “espèces nuisibles”.
Dans cette liste, on trouve neuf espèces : le corbeaux freux, la corneille noire, le geai des chênes, l’étourneau sansonnet, la pie bavarde, le renard, la belette, la martre et la fouine. Ces espèces sont indigènes, c’est-à-dire qu’elles sont naturellement présentes sur notre territoire, contrairement aux espèces exotiques envahissantes, qui ont été la plupart du temps importées par l’humain. Si leur classement comme nuisible est reconduit, ces animaux pourront continuer à être chassées toute l’année, sans limitation. C’est ainsi qu’entre 500 000 et 1 million de renards sont tués chaque année en France, au fusil, par piège ou par déterrage. Des pratiques cruelles qui font considérablement souffrir ces mammifères sensibles et intelligents.
La vie d’une belette vaut 50 centimes
Officiellement, si ces animaux sont classées nuisibles, c’est parce qu’ils causent des dégâts aux activités humaines. Les corneilles et les corbeaux sont par exemple accusés d’abîmer les cultures en mangeant des graines. Quant aux renards, aux fouines ou aux martres, on leur reproche de se servir dans les élevages de volailles. Sauf que ces dégâts déclarés par des particuliers, des agriculteurs ou des chasseurs, font rarement l’objet d’un contrôle postérieur pour s’assurer de la réalité des préjudices.
Et la situation est parfois ubuesque, comme dans le Pas-de-Calais, le fief du président de la fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, et le seul département de France où la belette est considérée comme nuisible. Dans le Pas-de-Calais, donc, les chasseurs ont tué environ 15 000 belettes entre 2018 et 2022, soi-disant parce qu’elles mangent des poules. Devinez quel est le montant des dégâts qui leur est imputé pour justifier ce massacre ? 388 euros dans les élevages professionnels et 8285 euros dans les jardins des particuliers. On a donc tué 15 000 belettes pour 8673 euros de dégâts présumés. Pour ceux qui la considère comme nuisible, la vie d’une belette vaut 50 centimes.
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